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L'UE accélère les réformes Draghi alors que les progrès atteignent 30 %, mais les changements les plus difficiles restent à venir

Rédaction Nexus Europa
Publié 25 juin 2026

L'UE accélère la mise en œuvre des réformes Draghi avec 30% de progrès, mais les experts préviennent que les défis les plus difficiles impliquant des compromis politiques entre États membres restent à venir.

L'Union européenne accélère la mise en œuvre des réformes économiques proposées par l'ancien président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, qui avait averti en 2024 d'un « défi existentiel » pour la compétitivité du bloc. Selon une nouvelle analyse du think tank français Institut Montaigne, l'UE a déjà mis en œuvre environ 30 % des recommandations de son plan. Si le rythme actuel se maintient, le niveau de mise en œuvre pourrait atteindre 60 % d'ici la fin de l'année prochaine.

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Ces estimations diffèrent sensiblement d'une étude précédente du European Policy Innovation Council, qui estimait la mise en œuvre complète à seulement 15 %, avec 23 % supplémentaires partiellement mis en œuvre. Cette divergence souligne la difficulté d'évaluer les progrès réels dans les réformes à grande échelle de l'UE.

Le plan Draghi est devenu une référence clé pour la politique économique de l'UE sous le second mandat d'Ursula von der Leyen. Il prévoit de combler le fossé d'innovation avec les États-Unis et la Chine, d'approfondir le marché unique des capitaux et de supprimer les obstacles à la croissance des entreprises européennes. En avril, les institutions de l'UE ont convenu d'une feuille de route commune pour accélérer ces réformes, et von der Leyen a déclaré que l'Union est « bien partie ».

Cependant, les experts préviennent que les changements les plus difficiles sont encore à venir, car ils affectent les compétences nationales des États membres et nécessiteront des compromis politiques complexes.

Par ailleurs, les tensions politiques persistent au sein de l'UE : la Cour constitutionnelle tchèque a donné raison au président Petr Pavel dans un différend avec le Premier ministre Andrej Babiš concernant la participation au sommet de l'OTAN, statuant que tous deux ont le droit d'être présents. Cette décision a temporairement bloqué la tentative du gouvernement d'exclure le président de la délégation et a souligné les tensions persistantes au sein du système politique du pays.